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Martin Meier – Economiste de la construction
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Posté par  dans Interviews

C’est en 2019 que Martin Meier rejoint Hestia en tant qu’économiste de la construction. Diplômé des universités de Lyon et Munich, il a d’abord travaillé en France avant d’intégrer l’entreprise générale sous la direction de Stéphane Perrin. Il nous décrit avec enthousiasme le quotidien de son métier, entre passion, projets phares et calculation.

Pouvez-vous nous donner la définition d’un économiste de la construction ?

La finalité de mon métier est d’apporter un marché de travaux : le but d’un économiste est d’estimer précisément les coûts de construction d’un futur chantier en projet, d’un point de vue technique, financier et environnemental. C’est important pour pouvoir réaliser les travaux, et gagner ou développer un marché avec le moins de risques possibles. Afin de faire une calculation précise et assurer la satisfaction du client, il faut comprendre la globalité du projet pour que les équipes travaux puissent le réaliser dans les meilleures conditions possibles. C’est une étape indispensable car les économistes sont les garants des choix de construction.

Pourquoi avoir choisi cette voie ?

Depuis tout jeune je voulais travailler dans la construction : au départ je voulais devenir conducteur de travaux. Ensuite, lors des mes différentes expériences au cours de mes études, j’ai découvert l’économie de la construction et j’ai continué dans cette voie. Je me suis toujours intéressé aux ouvrages d’art, en me demandant comment les bâtiments avaient été construits. Ce qui m’anime, c’est de comprendre les choses et de les réaliser. Selon moi, un projet est intéressant par sa complexité architecturale ou par les contraintes techniques, liées aussi à l’environnement du chantier.

Pourquoi avoir choisi Hestia ?

Parce que c’est une structure à taille humaine. Il n’y a pas de grande hiérarchie donc tout  le monde trouve facilement sa place et connaît ses responsabilités. Cela permet d’avoir une simplification entre les différents acteurs. Il existe une certaine proximité car nous ne sommes pas cloisonnés en département et tout le monde a la même vision, il est donc très simple de discuter. Pour moi c’est une entreprise où il fait bon vivre car c’est une structure qui est agile, qui comprend ses collaborateurs et qui est proche d’eux. D’ailleurs nous sommes tous solidaires, et c’est aussi l’intérêt de ce métier : que l’on puisse collaborer à tous niveaux ensemble, et je trouve que Hestia le réalise particulièrement bien.

Quels sont les projets que vous avez réalisés chez Hestia ?

Dès que j’ai intégré Hestia, j’ai travaillé sur deux projets : la remise à jour du projet de Fourches, qui comportait 30 logements de haut standing en PPE, pour lequel j’ai dû le recalculer et faire une offre finale selon les attentes du maître d’ouvrage. J’ai également travaillé sur la résidence Pressy à Vandoeuvres, avec ses 22 logements répartis dans trois bâtiments en PPE. 

Fourches

Quel a été selon vous, le projet phare sur lequel vous avez travaillé ?

Nous devions réaliser le siège social d’un très grand horloger suisse. C’était un projet très complexe. Le maître d’ouvrage nous a accordé sa confiance, et c’est une très bonne chose pour Hestia de se voir confier d’aussi belles réalisations. Nous étions chargés de toute la partie clos couverts, terrassements, travaux spéciaux, gros œuvre, primaires des techniques… Le principal défi était de construire un bâtiment annexe afin de permettre aux équipes de déménager le temps de la démolition et de la reconstruction du siège social initial. C’était un projet qui devait durer plusieurs années et que nous avons passé six mois à développer. Malheureusement à cause de la crise sanitaire, ce projet à plus d’une centaine de millions de francs a été annulé.

Quelles sont les étapes les plus importantes lors de la réalisation d’une calculation ?

C’est avant tout comprendre les attentes du maître d’ouvrage, ce qu’il veut réellement. Il faut donc bien appréhender le projet en lui-même avant même de parler des coûts. Est-ce un projet hautement qualitatif ? Uniquement fonctionnel ? S’il a de vraies spécificités, il faudra que nous puissions nous entourer de spécialistes. Car même si nous avons des compétences et des connaissances sur de nombreux domaines, il faut savoir se faire conseiller pour pouvoir être le plus efficace. Il faut aussi s’approprier le projet : réaliser la calculation et garder un œil critique sur la faisabilité du projet ou par rapport à la pertinence de certains procédés, en allant dans le détail et en prenant du recul pour voir le projet dans sa globalité. Tout en communiquant avec le maître d’ouvrage afin de pouvoir avertir ou comprendre certains points sensibles.

Quels sont vos outils indispensables ?

Nous travaillons avec des logiciels de métrés pour réaliser des quantitatifs. Nous avons commencé à utiliser CostX, un outil utilisé par Swissroc. C’est un logiciel quantitatif avec une bibliothèque de prix unitaires. Cela permet d’harmoniser la façon de faire au sein des deux entreprises.

Quels projets vous enthousiasment le plus ?

Selon moi, n’importe quel projet peut être complexe, peu importe sa nature. Ce qui m’anime, c’est de trouver des solutions techniques, tout remettre en question, comprendre le projet pour pouvoir apporter une réponse précise. J’apprécie sortir de ma zone de confort afin de trouver des solutions techniques et financières viables, pour que les équipes d’exécution puissent réaliser le projet le plus simplement possible.

Si vous n’étiez pas agent méthode et calculation, quel autre métier de la construction auriez-vous aimé exercer ?

Je serai certainement conducteur de travaux car j’ai commencé mes études supérieures avec cette idée. Le terrain, l’approche directe avec les entreprises et la réalisation concrète au jour le jour sont des aspects qui me plaisent. Lier les deux activités me permettrait d’être encore meilleur dans ce que je fais car j’aurais la double compétence.