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Le téléphérique, une solution face à l’encombrement urbain
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Une des questions cruciales qui se pose aujourd’hui dans nos villes est bien celle du transport de masse en milieu urbain, de sa fluidité et de son accès. Il semblerait que le téléphérique réponde à ces exigences et donne déjà satisfaction dans bien des villes du monde. Et si Genève leur emboîtait le pas ?

Une alternative au tram, moins coûteuse et plus écologique
Medellin, Caracas, New-York, Brest, Toulouse, en tout, on compte 16 pays et 36 villes qui ont d’ores et déjà opté pour ce mode de transport aérien sûr, économique et pour ainsi dire « vert ». En effet, sa construction est moins onéreuse que celle d’un ouvrage d’art, un kilomètre de câble coûte deux fois moins cher que le tram ; son utilisation est environ 3,5 fois moins énergivore et ne rejette pas de CO2, enfin son exploitation requiert une main d’œuvre restreinte. Moins d’emprise au sol et plus rapide, le « métrocâble » ainsi nommé en Colombie a tout pour plaire.

Pourquoi Genève ?
Voilà plusieurs années que l’idée du câble aérien a été abordée dans le but de relier les communes périurbaines du Grand Genève. Le ministre des transports Luc Barthassat soutenu par le député vert François Le Fort remet donc le sujet sur les rails en appelant à relancer dès l’année prochaine une étude sérieuse du projet de télécabine. Il rappelle combien la situation géographique de Genève arbore toutes les spécificités pour accueillir ce mode de transport de masse : un lac, une rivière, un fleuve, une colline qui sont autant d’obstacles à franchir et de contraintes à prendre en compte. Les restrictions budgétaires à venir encouragent de surcroît l’adoption d’un projet de transport moins coûteux.

Des liaisons périurbaines plus rapides
Sont à l’étude plusieurs liaisons périurbaines telles que : Bernex-Est à Palexpo-Aéroport en passant pas Cressy, les Evaux, Le Limon et Balexert pour un trajet effectué en 20 minutes seulement à une vitesse de 22 km ; ou encore le Lignon aux Vernets via le bois de la Bâtie en 6 minutes contre 27 avec un autre mode de transport public. Le gain de temps figure assurément parmi les avantages les plus attrayants.

Partout où le téléphérique a fait son apparition, il remporte un franc succès auprès de ses usagers. Londres lui a fait franchir la Tamise pour ses jeux olympiques en 2012, Brest va l’inaugurer en 2015, Genève comptera peut-être bientôt parmi ses adeptes les plus fervents.